Je suis là, après une journée assez forte en émotion. Savoir quoi dire aux gens, savoir comment réagir pour pas paraitre la fille pathétique. Pourtant je le suis en quelques sortes. En pleins de sorte d'ailleurs. Je veux me barrer d'ici, loin de tout. Loin de lui, loin de moi. Loin de ce temps maussade. Loin de cette vie si chiante, si répétitive. Prévisible. Triste. Malade. Marre de ces gens Faux-cul, qui croient tout savoir. Je veux une vie pure, vrai et sincère. Plus aucun mensonges. Plus aucuns sourire faux. Plus aucun énervement. De la musique, beaucoup de musique. Mais pourquoi je n'arrives même pas à pleurer? J'ai mal , non je ne sais pas ! Je suis triste, non je ne sais pas ! Je suis là, sans savoir quoi faire. Sans pouvoir rien faire. J'aimerais dire au revoir, j'aimerais pouvoir dire que je suis tellement forte. Mais non. Chaque jours, j'ai envi de reperdre du poids. Chaque jours, j'ai envi de redevenir bien à mes yeux. Mais bien a mes yeux signifie horriblement maigre. Mais je m'égare. Pourquoi faudrait-il que je reste comme un demi-chien à attendre que le temps passe? Je voudrais pouvoir le réguler à ma guise. Tout comme mes émotions. Ya des fois, où je me demande encore pourquoi j'ai le courage de bouger encore. Je préfèrerais rester figée. Encastrée dans la pierre, et me faire observer par les gens du futur dans les musée. " - Elle fut encastrée en 2009; - Waaah, la classe. ". Non mais regardez-moi ! Je ne suis qu'une loque humaine, je ne sert à rien, je ne parles de rien. J'essaye simplement de voir comment je suis réellement. Peut être. Ou peut être pas. Je sais déjà qui je suis, c'est vous qui me faites douter. C'est toi, c'est lui, c'est elle, c'est eux. C'est moi. Ou pas. J'ai une envie. Cette envie, je me rend compte que ça ne sert à rien de la dire, a rien d'y penser, à rien de simplement l'avoir imaginer.
Ah tiens, c'est fait. Je parvient enfin à pleurer. Moment de soulagement intense. Ou pas, ça dépends des cas. Je veux, pouvoir dire que c'est une joie. Non, c'est horrible. Je veux pouvoir être loin de mon corps si douloureux. Je veux pouvoir être loin de ces pensées tristes et morbides. N'empêche, à l'idée de me voir pleurer, vous devez être en état jouissif avancé, non? Quoique, j'en ai rien taper. Mangez un demi-chien, parlez à un mur, torchez vous le cul avec la main de votre meilleure amie, vomissez dans le canapé de votre grand-mère mangez le après. J'en ai plus rien a foutre. J'en ai rien a foutre de moi, j'ai assez donner. Alors maintenant, débrouillez vous.
Adieu. * Mélanie est indisponible *